Sleeping ♥ Beauty
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Au revoir
20six a décidé de changer et a complétement détruit mon petit monde que j'avais mis des mois à construire avec amour... je suis déçue, pas vous? Et je ne comprends plus rien à tous ces nouveaux systems, à ce design que je ne trouve plus joli. J'ai décidé de quitter 20six. Mais .. je ne quitte pas la bloggosphère, ah ça non ! J'ai simplement déménagé ! Mais suivez moi et restez mes fidèles lecteurs adorés ! C'est ici : http://sleepingbeauty.over-blog.com/ Je vous attends dans un univers qui a des apparences un peu différentes mais... moi j'suis toujours la même 
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-as usual-

Un soupir. Je m'étire. Tout m'aspire. Je délire. Regardez mon état qui s'empire.
Je meurs. Une fleur. J'ai peur. Fureur. J'ai comme une épine dans le coeur.
Imagine. Morphine. Grenadine. Taille fine. Je me sens devenir caline.
Atmosphère. Je désespère. Manque d'air. Je n'aime pas l'hiver.
Rouge et or. Je t'adore. Fort. Je te contemple quand tu dors.
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Merci pour ce rêve.
Maintenant que tu as poussé la porte de mon coeur, n'hésite plus à entrer. Pénètre en lui et referme derrière toi. Après toi, plus rien ne compte. Je ne sais plus vivre sans vouloir, à chaque seconde, essayer de caler mon souffle sur le tien. Nous avons rêvé, rien qu'une soirée, et maintenant, je vais passer le reste de ma vie à tout faire pour réaliser ce rêve que nous avons contruit à deux (l'audi, la plage, la basse, le jacouzi, le lit rouge, le home cinéma, la messe, le biberon, les soirées musiques...)
C'est le week end, et je sais que c'est gratuit pour toi, j'aurais voulu en faire plus mais, je manque d'inspiration aujourd'hui. Pardon.
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Elle.
J'entre dans ce vieux café en ruine. L'air pue le vieil alcool et un trop plein de fumée de tabac. Rien qu'en entrant je me sens sale. Je chercher des yeux une personne digne d'être appelée "être humain" et la tâche est dure. Mes yeux tombent enfin sur une femme qui pourrait être la patronne. Ses yeux tombent sur des joues trop rouges. Son nez parait avoir passé un siècle dans une pinte et son menton est perdu dans trois vagues impressionnantes qui sombrent sur une poitrine profonde. Ses cheveux, ou ce qu'il en reste, sont tirés en un chignon gris et gras. Toute son apparence donne l'envie de vomir. Je m'approche doucement et elle me dévisage d'un air vide et blasé. Pourtant, je dénote avec le reste de la clientèle. Ici ou là, des hommes ruinés comme ce café, qui cherchent encore une dernière lueur de vie au fond d'un verre vide. Je traverse en essayant bien de ne pas me frotter aux tables immondes. A moins de deux mètres de la femme répugnante, je m'arrête et au lieu de fuir en courant ce lieu de misère comme mon coeur me le hurle, je balbutie trois mots et parvient enfin à articuler un :
« Je .. j’ai regardé mais je ne vois pas d’enseigne alors… je … me demandais si c’était bien le café du pont ? »
Je regrettais immédiatement mes paroles en voyant le regard de cinq ou six sourds qui me dévisagèrent sans aucune discrétion. La femme qui paraissait beaucoup plus vieille que son âge me sembla t’il, ne répondit rien dans un premier temps, puis, après m’avoir bien regardé, elle lança un « C’est bien ici oui… » avec lassitude. Je continuais donc malgré ma répugnance à parler à une dame d’une telle apparence. Je lui demandais donc en parlant plus bas « …est ce qu’une Marie travaille ici, Marie de Tassy ? ». Voyant les regards encore plus insistants à cette dernière question, je compris que je ne prononçais pas un nom inconnu. La femme m’observa plus attentivement puis son regard se voila et se perdit sur le sol, longuement. Je répétais ma question et la femme, sans me regarder lança un faible « Allez vous en… ». Surpris par cette réaction, je ne compris pas tout de suite puis, déçu, je commençais à tourner le dos et à m’éloigner, sous les projecteurs des regards alcoolisés. Alors que j’allais franchir la porte, j’entendis « Qui la cherche ? », et me retournant, je vis la femme qui me regardais d’un air inquiet et nouveau. Je revint un peu sur mes pas et dis doucement « Vous la connaissez ? Si vous la connaissez je dois absolument la voir. Je vous en supplie. » La femme le regarda et une ombre de tristesse passa sur son visage, elle s’approcha de moi et me dit d’une vois basse « Suis moi mon garçon, parlons de cela à l’abri des oreilles indiscrètes » et elle me conduisit dans l’arrière salle puis dans une petite cuisine qui paraissait être celle d’une toute petite maison adossée au café. Elle me fit asseoir et silencieusement, commença à laver une pile d’assiettes sales. J’attendis quelques minutes puis, n’y tenant plus, je reposais ma question « Madame, que savez vous de Marie de Tassy ? L’avez-vous vue récemment ? ». La vieille femme ne répondit d’abord pas, mais elle se décida enfin à s’ouvrir. « J’ai connu Marie oui, une belle femme à l’époque la Marie. Tout le monde l’aimait. Une bien triste vie. Mais pourquoi la cherchez-vous ? ». Frétillant de joie et d’excitation à l’idée que quelqu’un puisse me parler d’elle, je me résolus à tout révéler à cette vieille femme. « Je suis son enfant Madame ! Son fils ! Et je la cherche parce que je voudrais connaître ma mère vous comprenez. J’enquête depuis plusieurs mois déjà, et ça m’a amené ici. Ah que je suis heureux qu’on ne me réponde pas négativement. Je voudrais tout savoir Madame. Pourquoi m’a-t-elle abandonnée et pourquoi elle n’a jamais cherché à en savoir plus sur moi. Oh Madame, je voudrais me jeter dans ses bras tout doux et pleurer doucement en lui racontant que ma femme attend notre premier enfant et que nous l’appellerons Marie car ça sera sûrement une jolie petite fille. » Me rendant compte que plus je m’excitais, plus la femme se tassait et se concentrait sur sa vaisselle, je m’arrêtais et la regardais. Je souris « …dîtes m’en encore sur elle.. » La femme prit une longue inspiration et prenant sur elle, essaya de m’en dire plus « Et bien, elle n’a jamais révélé cette histoire de fils caché mais lorsque je vous ai vus je l’ai tout de suite su. Vous avez ses yeux et ses fossettes aussi. Vous lui ressemblez beaucoup. Elle aussi s’emballait lorsqu’elle parlait. Mais la vie n’a jamais été facile pour elle et elle a finit par s’aigrir. Marie a dépéri. » J’écoutais, un peu triste mais la joie qu’on me parle de ma mère me faisait oublier qu’on m’en disait des choses plutôt malheureuses. Je posais la question qui me brûlait les lèvres « Madame, je veux la retrouver, où est elle désormais, que j’aille la retrouver et qu’on rattrape ces années de perdues. » La femme réfléchit un instant, puis, se tournant vers moi, elle m’annonça « Marie nous a quitté. Sans doute le chagrin, mais le fait est que Marie n’est plus. Je suis désolée mon garçon. Elle aurait été fière de vous, vous avez l’air d’avoir réussi dans la vie, et elle aurait été heureuse de voir que vous ne viviez pas dans la même misère qu’elle. Maintenant partez mon petit, vous troublez trop la tranquillité et l’ennui d’ici. Partez, et ne pensez plus à cette pauvre Marie. » Me reconduisant à la porte, elle me fit comprendre que ce n’était pas la peine d’insister, même si je voulais en savoir beaucoup plus. Arrivés à la porte, je lui demandais tout de même « Je pourrais revenir parfois, et vous me parlerez d’elle… » Mais la femme me poussa dehors et dit doucement « Ne revenez jamais. Marie est morte maintenant, laissez son âme en paix désormais. Adieu. » Je compris qu’il n’y avait plus rien à en tirer. Je rentrais dans ma voiture et jetant un dernier regard sur ce café qui avait failli m’apporter la réponse à toutes mes questions, je pris le chemin du retour.
Rentrant dans sa boutique, la femme se dirigea vers le bar et se servit un café fort, elle y mit deux sucres et respira profondément. Elle savait qu’un jour comme celui-ci arriverait. Près d’elle, un vieux baignant dans l’alcool tira un coup sur sa pipe et lança d’une vois éraillée « Alors Marie, c’était qui ce p’tit bourgeois qui te cherchais ?! »
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Maupassant - une vie
(...)Tandis que, cambrant sous le ciel son ventre luisant et liquide, la mer, fiancée monstrueuse, attendait l'amant de feu qui descendait vers elle. Il précipitait sa chute, empourpré comme par le désir de leur embrassement. Il la joignit; et, peu à peu, elle le dévora.(...)
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Ces gens-là - Jacques Brel

D'abord il y a l'aîné Lui qui est comme un melon Lui qui a un gros nez Lui qui sait plus son nom Monsieur tellement qui boit Ou tellement qu'il a bu Qui fait rien de ses dix doigts Mais lui qui n'en peut plus Lui qui est complètement cuit Et qui se prend pour le roi Qui se saoule toutes les nuits Avec du mauvais vin Mais qu'on retrouve matin Dans l'église qui roupille Raide comme une saillie Blanc comme un cierge de Pâques Et puis qui balbutie Et qui a l'œil qui divague Faut vous dire Monsieur Que chez ces gens-là On ne pense pas Monsieur On ne pense pas on prie
Et puis, il y a l'autre Des carottes dans les cheveux Qu'a jamais vu un peigne Ouest méchant comme une teigne Même qu'il donnerait sa chemise A des pauvres gens heureux Qui a marié la Denise Une fille de la ville Enfin d'une autre ville Et que c'est pas fini Qui fait ses petites affaires Avec son petit chapeau Avec son petit manteau Avec sa petite auto Qu'aimerait bien avoir l'air Mais qui n'a pas l'air du tout Faut pas jouer les riches Quand on n'a pas le sou Faut vous dire Monsieur Que chez ces gens-là On ne vit pas Monsieur On ne vit pas on triche
Et puis, il y a les autres La mère qui ne dit rien Ou bien n'importe quoi Et du soir au matin Sous sa belle gueule d'apôtre Et dans son cadre en bois Il y a la moustache du père Qui est mort d'une glissade Et qui regarde son troupeau Bouffer la soupe froide Et ça fait des grands flchss Et ça fait des grands flchss Et puis il y a la toute vieille Qu'en finit pas de vibrer Et qu'on attend qu'elle crève Vu que c'est elle qu'a l'oseille Et qu'on écoute même pas Ce que ses pauvres mains racontent Faut vous dire Monsieur Que chez ces gens-là On ne cause pas Monsieur On ne cause pas on compte
Et puis et puis Et puis il y a Frida Qui est belle comme un soleil Et qui m'aime pareil Que moi j'aime Frida Même qu'on se dit souvent Qu'on aura une maison Avec des tas de fenêtres Avec presque pas de murs Et qu'on vivra dedans Et qu'il fera bon y être Et que si c'est pas sûr C'est quand même peut-être Parce que les autres veulent pas Parce que les autres veulent pas Les autres ils disent comme ça Qu'elle est trop belle pour moi Que je suis tout juste bon A égorger les chats J'ai jamais tué de chats Ou alors y a longtemps Ou bien j'ai oublié Ou ils sentaient pas bon Enfin ils ne veulent pas Parfois quand on se voit Semblant que c'est pas exprès Avec ses yeux mouillants Elle dit qu'elle partira Elle dit qu'elle me suivra Alors pour un instant Pour un instant seulement Alors moi je la crois Monsieur Pour un instant Pour un instant seulement Parce que chez ces gens-là Monsieur on ne s'en va pas On ne s'en va pas Monsieur On ne s'en va pas Mais il est tard Monsieur Il faut que je rentre chez moi.
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Like an angel in the kingdom of heaven

A plat ventre sur la Lune, je regarde les anges qui tombent. Des paillettes d'eau sucrée dégringole dans mes cheveux. Tout est beau vu d'en haut, même la guerre est une fête. Les bombes sont des feux d'artifice et les morts des marionnettes. Moi je compte le score et je m'amuse à prendre les paris. Les anges sont joueurs et je ris. Tout est plus beau vu d'en haut. Les arcs en ciel s'amusent à jouer à saute mouton à travers la pluie tiède qui pleure sur ma maison. Glissant sur un rayon de Lune je m'approche doucement, et la mort s'adoucit sous les plumes d'un ange, qui me porte tout doucement. C'est magnifique vu d'en haut. Je me souviens de tout ce qui m'affligeait et mon rire résonne sur la voie lactée que je dévore des yeux. Je deviens un nouvel ange, j'apprends à voler. J'ai retrouvé mes aïeux et je glisse avec eux. Mon auréole m'a oublié mais je me fous de cette futilité. Les anges m'ont tout pardonné et je suis leur préférée. Je m'amuse avec eux et je préfère être là haut.
Ce matin je suis morte, et j'adore ça...
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